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Reconversion professionnelle, et si vous deveniez micro-entrepreneur ?

Reconversion professionnelle, et si vous deveniez micro-entrepreneur ?

Les français sont de plus en plus nombreux à envisager une reconversion professionnelle. Certains pense à changer d’activité alors que d’autres souhaitent changer de statut. Une soif de liberté et d’indépendance pousse de plus en plus de salariés à s’installer à leur compte, une décision importante qui va changer leur vie. Mais ce changement de cap nécessite un accompagnement, dans un premier temps pour connaître ses droits en matière de reconversion, puis dans le choix du statut pour savoir comment se lancer à son compte et pourquoi le statut de micro-entrepreneur est le statut idéal pour démarrer son activité en indépendant.

1 Français sur 2 envisage une reconversion professionnelle, et vous ?

D’après un sondage BVA publié en juin 2020, 48% des Français envisageaient une reconversion professionnelle pour les raisons suivantes :

  • Donner plus de sens à son travail et s’épanouir dans son activité professionnelle (parfois en faisant de sa passion son métier)
  • Trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
  • Diminuer le stress
  • Retrouver sa liberté en s’installant à son compte pour choisir son rythme
  • Gagner plus en se tournant vers des secteurs en développement 

Même si on constate que cette envie de reconversion concerne majoritairement les 25-44 ans, se reconvertir après 50 ans est aussi possible !

Les aides pour une réorientation professionnelle

Le Compte Personnel de Formation (CPF) 

Le CPF a remplacé le droit individuel à la formation (DIF) le 1er janvier 2015. Il permet à tous les actifs de cumuler des droits à la formation tout au long de leur carrière professionnelle. 
Ces crédits (en euros) sont acquis même si vous changez d’entreprise ou de métier.  Ils sont utilisables n’importe quand, notamment dans le cadre d’une reconversion professionnelle. 
Le CPF est crédité de 500€/an dans la limite d’un plafond de 5 000€. Chaque salarié peut consulter ses droits via la plateforme : moncompteformation.gouv.fr

Attention, les travailleurs qui étaient salariés avant le 31 décembre 2014 disposent peut-être encore de droits au DIF. Il est possible de les reporter sur le compte CPF avant, en effectuant la démarche avant le 30 juin 2021, après ces droits seront perdus.

Le projet de transition professionnelle (PTP) ou CPF de transition

Il a remplacé le CIF (Congé individuel de formation) depuis le 1er janvier 2019. Ce dispositif est ouvert aux salariés qui souhaitent suivre une formation certifiante et éligible au CPF sur leur temps de travail, en vue de changer de métier (pas nécessairement en lien avec le poste qu’ils occupent).
Pendant le temps de formation, le salarié continue d’être rémunéré.

Pour en bénéficier il suffit :

  • De justifier de 2 ans de salariat (consécutifs ou non), dont au moins 1 an dans l’entreprise actuelle 
  • D’obtenir l’accord de l’employeur actuel
  • Transmettre une demande de prise en charge à la commission paritaire interprofessionnelle (anciennement Fongecif)  

Le Conseil en évolution professionnel (CEP) 

Ce dispositif gratuit est ouvert à tous les salariés et notamment ceux qui voudraient démissionner pour se reconvertir. Il dure généralement entre 2 à 3 heures et est réalisé par un conseiller d’un organisme public ou semi-public (Pôle Emploi, Apec, mission locale, etc.). Il a pour but de soutenir les salariés dans leur réflexion et de leur donner des pistes pour leur projet. 
Le CEP se déroule en dehors du temps de travail et ne nécessite pas d’accord de l’employeur.

Le bilan de compétences 

Il permet d’analyser les compétences et les motivations en vue de construire un nouveau projet professionnel. Il sedéroule généralement sur plusieurs semaines. Cet accompagnement coûte entre 1 000 € et 3 000 € et est éligible au CPF. 
Le bilan de compétence se déroule en dehors du temps de travail et ne nécessite pas d’accord de l’employeur. Il sera réalisé par un prestataire agréé.

La VAE (Validation des acquis de l’expérience)

La VAE peut permettre d’obtenir un diplôme ou une certification dans le domaine déjà exercé, elle ne permet pas de changer d’activité mais de pouvoir, dans certains cas, l’exercer en indépendant. Pour y être éligible, le salarié doit avoir exercé son activité durant au moins 1 an.

La micro-entreprise pour bien démarrer à son compte

Une création simple et des cotisations allégées

La création d’une micro-entreprise possède de nombreux avantages :

  • Elle est simple et rapide,
  • Elle ne nécessite aucun apport de capital obligatoire,
  • Elle ne nécessite pas de rédaction de statuts, ni de faire appel à un expert-comptable,
  • En micro-entreprise, l’entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires et verser ses cotisations sociales tous les mois ou tous les trimestres. Ces cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires.

Un statut cumulable avec le salariat et l’ARE 

Le statut de micro-entrepreneur peut être cumulé avec une activité salariale à temps plein ou à temps partiel, il permet ainsi de sécuriser son activité.

Les salariés qui souhaitent se lancer à 100% dans la micro-entreprise peuvent bénéficier de l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) en cas de démission ou de rupture conventionnelle.

En cas de démission, il faudra :

  • Démissionner d’un CDI
  • Avoir exercé une activité salariée continue de 5 ans dans les 60 mois qui précèdent la fin du contrat
  • Avoir suivi le dispositif d’accompagnement du CEP avant la démission

Il est possible de cumuler l’ARE et les revenus de la micro-entreprise, le montant de l’allocation chômage sera recalculé chaque mois en fonction du chiffre d’affaire déclaré.

Les aides à la création d’entreprise

Parmi les aides qui peuvent être octroyées aux micro-entrepreneurs :

  • L’ACRE : qui donne droit à une exonération partielle des cotisations sociales durant la première année d’activité pour les créateurs d’entreprise inscrits à Pôle Emploi
  • Le maintien des allocations en complément des revenus générés par la micro-entreprise pour les bénéficiaires de l’ARE, de l’ASS, de la prime d’activité ou du RSA
  • Les prêts sur l’honneur et les micro-crédits

Etre bien accompagné pour minimiser les risques

Même si la micro-entreprise est un statut facile à créer et à gérer, l’entrepreneur est tenu de respecter certaines obligations et échéances :

  • La rédaction de factures (et éventuellement de devis) 
  • La déclaration du chiffre d’affaires à l’URSSAF et aux impôts 
  • La déclaration initiale de Cotisation Foncière d’Entreprise (CFE) 
  • La tenue d’un livre de recettes (et d’achats le cas échéant) 
  • L’ouverture d’un compte bancaire

Pour être accompagné dans ces démarches il existe des formations « Devenir micro-entrepreneur » via les Chambres de Commerce et d’Industrie.
Un rendez-vous avec un expert-comptable peut aussi permettre de clarifier les choses et de se lancer dans ce nouveau statut de manière plus sereine en ayant la certitude que ce statut soit adapté.

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